Actualités

- Actu Adecco

Paroles d’intérimaires : l’égalité sur le chantier et sur les routes 

Journée de la femme - blog emploi Adecco

En 2015, il n’y a plus de métier « d’homme » ou de « femme » et nos intérimaires en sont le parfait exemple. Rencontre avec Marina et Lucette, respectivement grutière et conductrice de super poids-lourd, qui partagent avec nous leur expérience sur des postes traditionnellement exercés par des hommes. 

Marina, 23 ans, grutière : « être grutière est un choix, il faut l’assumer »


Marina, depuis combien de temps faîtes-vous le métier de grutière ?

Marine, grutière - journée de la femmeMarina : « Je suis grutière depuis décembre 2012. Après ma formation de coiffeuse, je n’ai pas trouvé de travail faute d’expérience. J’ai alors cumulé des petits boulots en vente et en usine jusqu’au jour où Adecco m’a proposé une formation de grutière. J’ai tout de suite accepté et depuis les missions s’enchaînent. »

Qu’aimez-vous dans votre activité et quelles en sont les difficultés?

M : « J’aime être sur le terrain et avoir la responsabilité de conduire une machine impressionnante, avec une vue imprenable en hauteur ! J’aime aussi voir l’évolution d’un chantier. J’apprécie aussi de travailler en équipe. Les difficultés au travail sont souvent dues à la météo, lorsqu’il gèle par exemple. Sinon l’aménagement des vestiaires peut être un frein à mon employabilité mais je m’adapte assez vite, cela ne me dérange pas de venir en tenue de travail s’il n’y a pas de vestiaire. L’essentiel pour moi est de travailler. »

Auriez-vous un message à passer aux femmes qui hésitent à se diriger vers votre activité… et aux hommes ?

M : « Il faut être motivée et forte. Ne soyez pas sensible aux critiques, surtout lorsqu’elles sont injustifiées. Etre grutière est un choix, il faut donc l’assumer. Messieurs, ne vous faîtes pas une idée fausse des capacités d’une femme exerçant le métier de grutier, laissez-la faire ses preuves. Nous sommes aussi capables que vous, ce métier est aussi fait pour nous. » 

Lucette, 34 ans, conductrice de super poids lourd : « Petite, je disais à mon père que je voulais devenir conductrice poids lourd, mais il ne le voulait pas »


Lucette, depuis combien de temps faîtes-vous le métier de conductrice poids lourd ?

Lucette : « Je parcours les routes depuis octobre 2013, grâce à Adecco. Avant j’étais hôtesse de caisse par défaut. J’ai pu me reconvertir vers la conduite, qui est une vraie passion. »

Qu’aimez-vous dans votre activité et quelles en sont les difficultés?

L : « J’aime tout dans mon métier. J’aime conduire. C’est une passion familiale, un métier pratiqué par mon père, mon frère, mon oncle. J’ai été bercée par cette ambiance. Petite, je disais à mon père que je voulais devenir conductrice poids lourd, mais il ne le voulait pas. J’ai pris mon temps et finalement j’ai réussi à le convaincre par ma détermination. Je n’ai rencontré aucune difficulté, juste des défis. Au travail ça se passe très bien. J’ai été très soutenue par mon mari et mes proches dans ma démarche. »

Auriez-vous un message à passer aux femmes qui hésitent à se diriger vers votre activité… et aux hommes ?

L : « Il faut foncer, tout le monde peut y arriver. Le métier consiste aussi à charger et à décharger, dans le froid, c’est un peu plus rude mais rien d’insurmontable. J’aimerai dire aux hommes qu’il ne faut pas rester sur des préjugés. Faites confiance à nos compétences. On nous demande de l’expérience alors laissez-nous l’opportunité d’en avoir. »

ZOOM SUR… la mixité des emplois chez Adecco

Quelle place des femmes dans l’intérim ?
Découvrez l’infographie sur la mixité des emplois chez Adecco France.

Infographie - journee de la femme - mixité des emplois dans l'interim

Commentaires

Réagissez à cet article